PARADIS : Tel est le mot qui revient le plus souvent sur les lèvres de ceux qui ont vécu cette journée lumineuse du 5 avril à la Grande Chartreuse pour le Jubilé 1925/2025 des 1ers samedis du mois.
Avec vous, nous rendons grâce car, après le Liban et l’Italie, c’est chez nous que Notre-Dame de Fatima a choisi de faire étape pour nous rappeler sa demande !
Pour en souligner l’importance, l’urgence et l’enjeu, Dom Dysmas, prieur général de tous les Chartreux (24 monastères), après un long discernement dans la prière, a accepté de sortir de sa silencieuse solitude, en plein Carême, qui plus est ! Fait tout à fait exceptionnel, qui en dit long sur la considération qu’il accorde aux 1ers samedis du mois, et sa confiance en leur puissance !
Sa générosité a permis des préparatifs matériels et logistiques à la hauteur de l’événement.
Les préparatifs spirituels ont, eux, trouvé leur apogée dans la nuit d’adoration et le jeûne qui ont directement précédé cette journée hors du commun – « hors du temps », comme l’ont dit certains. C’est sans doute ce qui a permis à toute la préparation de se dérouler sereinement, avec enthousiasme et détermination, dans une unité signée « MARIE ».
Une vraie JOIE de pouvoir organiser un événement permettant de souffler sur les braises de cette dévotion salutaire pour allumer de grands feux d’Espérance…
Notre-Dame nous a comblés et semblait avoir mis de l’huile dans les rouages avant, comme pendant, ce « grand temps de bonheur dans la prière » (témoignage d’Anne).
La grange du musée ayant été aménagée de manière à ce que la Sainte Messe puisse y être célébrée dignement, c’est elle qui accueillit les pèlerins de tous âges de ce Jubilé. Ils furent environ 400, juste le nombre que pouvaient contenir le parking et la grange !
Merci Marie !
Les scouts de Grenoble étaient à l’entrée, gratifiant chacun d’un sourire et d’un mot de bienvenue.
En guise d’accueil, Régis de Lassus convainc l’auditoire par un plaidoyer percutant, rappelant à tous en quoi consiste la dévotion des 1ers samedis, son origine, sa finalité, et le pourquoi du Jubilé 2025.
Aussitôt dit, aussitôt fait :
Chapelet/confession
Le chapelet commence dans la grange-chapelle, alors que dehors, grâce à un ciel qui restera bleu-Marie toute la journée, quatre prêtres entendent en confession les nombreux pénitents désireux de laver « leur robe dans le sang de l’Agneau » (Ap. 14) à l’invitation de Notre Dame !
Merci Marie !
Communion réparatrice
Le rite cartusien parvint à unir les différentes sensibilités liturgiques en une même ferveur, presque tangible !
Le prieur des Chartreux n’a pas parlé… Son silence était plus parlant que les mots. (témoignage d’Henri)
Et… miracle supplémentaire : le chœur rassembla des choristes de Savoie et du Dauphiné, la piété mariale abolissant les frontières ! Le grégorien et leurs polyphonies permirent de solenniser cette messe « orientée », au recueillement exceptionnel.
Merci Marie !
La messe de Dom Dysmas, servie par Baptiste, permit à la foule d’entrer dans le silence monastique d’un rite qui offre à l’âme de devenir une Chartreuse intérieure : un écrin de silence propre à recevoir le Verbe de Dieu !
« Un grand moment de grâce ! Grande ferveur des pèlerins. Grand recueillement pendant la messe. Joie et paix dans le Seigneur ! » (témoignage de Bruno)
Méditation
Alors que Dom Dysmas demeure prosterné au sol devant l’autel pour son action de grâce, les fidèles se joignent à son silence durant le quart d’heure de méditation. Le portement de Croix avec Notre-Dame : tel est le mystère choisi en cette veille de la semaine de la Passion, nous invitant à la contrition et à la compassion. Beaucoup se dirent touchés par la qualité de ce silence, malgré le nombre de personnes présentes. Seuls les oiseaux faisaient entendre leurs chants harmonieux.
Le soleil et la température printannière permettent à tous, ensuite, de pique-niquer sur les pelouses du musée. Aux joies spirituelles, succèdent les joies de chaleureuses retrouvailles et rencontres.
Merci Marie !
« Servus Mariae nunquam peribit » *
C’est alors le moment de monter, via le monastère, au sanctuaire de NOTRE-DAME de CASALIBUS. Régis en raconte l’histoire :
« Alors que Saint Bruno se rendait en Italie à l’appel du Pape, les Chartreux se découragèrent sans leur Père et projetaient de se disperser. Quand, sur ce lieu, un vieillard (Saint Pierre ?) leur apparut et leur demanda de construire un autel à Notre-Dame et de la prier pour que l’Ordre vive et dure !
Depuis ce jour, les Chartreux récitent l’office de la Sainte Vierge chaque samedi ! Et malgré les avalanches sans nombre, celles de la montagne, comme celle des révolutions et autres expulsions… l’Ordre, sous le manteau de Notre-Dame, n’a jamais interrompu sa prière, qui sans cesse monte vers Dieu comme un encens qui lui est agréable… »
Merci Marie !
Une belle procession démarre, Notre-Dame fleurie en tête, portée par des scouts. Elle conduit plusieurs essaims de pèlerins vers le monastère, chapelet disant ! Les prairies sont couleur espérance, constellées de coucous d’or. La lumière de ce début d’avril leur donne tout leur éclat. Tout porte à l’action de grâce !
Les routiers-scouts, souriants et attentionnés, aident à monter jusqu’au calvaire dominant le monastère ceux qui, sans eux, n’auraient pas osé ou pas pu le faire.
« Les routiers étaient très contents et sont sortis grandis de cette journée » (témoignage du chef de Clan)
Merci Marie !
En avant pour Notre-Dame de Casalibus, 3ème chapelet !
Les moines ont gentiment prêté leur 4×4 qui permet à chacun de ceux qui le désirent de monter à la chapelle, et de s’associer aux marcheurs, pour vivre ensemble le point d’orgue de cette journée en tous points lumineuse :
LA CONSÉCRATION À MARIE et l’engagement à persévérer dans l’accomplissement des demandes de Notre-Dame de Fatima à Sœur Lucie en 1925. Cette chapelle, témoin de tant de grâces cartusiennes, nous invite, par ses peintures qui l’illustrent, à chanter les litanies de la Sainte Vierge et à la louer » par un retentissant « Laudate Mariam » clôturant ce pèlerinage béni.
Merci Marie !
La descente est rapide et loquace ! Et pourtant, il est difficile à certains de retourner dans la vallée quand la montagne de Saint Bruno leur a offert un éclat de PARADIS… à saveur d’éternité !
Un avant-goût de ce que nous prépare Notre-Dame dans la JOIE de l’unité des coeurs !
Un rayon du soleil de Fatima est venu illuminer ce coin de terre dont la prière des Chartreux, depuis plus de 900 ans, a fait un lieu Saint, un sanctuaire où Dieu réside. Merci à eux d’offrir leur vie à l’ombre de ces hauts murs, remparts de notre humanité pécheresse que l’offrande des moines et leur prière rachète à son insu !
APRÈS LA GRANDE CHARTREUSE…
En mai, le Jubilé sera fêté dans un sanctuaire marial du Burundi, puis ce seront les Etats-Unis, Lourdes, l’Inde, l’Allemagne…
Prions pour le rayonnement et la fécondité de ces journées jubilaires : celle que nous avons eu la grâce de vivre, comme celles qui ont et qui vont rassembler des catholiques du monde entier autour de Notre-Dame pour consoler son Cœur Immaculé si outragé, et obéir à ce que sa tendresse maternelle nous commande pour notre salut éternel et pour obtenir la paix compromise par l’orgueil des hommes.
Le pape Benoît XVI disait que l’Église vivait son samedi Saint. Veillant ainsi avec Notre-Dame dans le silence, la pénitence et la prière du samedi Saint, nous attendons avec confiance la victoire de la Résurrection que le Christ nous a acquise par sa Passion.
Pour qu’un DIMANCHE GLORIEUX luise sur le monde, demeurons fidèlement aux côtés de Notre-Dame en ces 1ers samedis !
… une journée hors du temps…
Nos grands ont été littéralement emballés !
A la sortie de la messe, le lendemain, tout le monde a dit que c’était le Paradis et que sûrement ça va faire beaucoup de bien à notre diocèse, à la France et au monde.
Priant, silencieux, céleste…
Nous avons ressenti que Dieu était vraiment aimé.
Le temps a passé trop vite !
Nous avons été « divinisés ».
* Le serviteur de Marie ne périra jamais.

