Méditations des mystères de la vie du Christ avec Marie

Mystère de l’Annonciation : un OUI qui change tout !

Annonciation

On oublie souvent un point majeur. Lors de l’Annonciation, Dieu ne vient pas imposer à la Sainte Vierge Sa volonté. Dieu vient Lui demander si Elle accepte d’être la Mère de Dieu. Quel mystère insondable de voir que Dieu, créateur de toutes choses, Maître du Ciel et de la Terre, décide de s’en remettre à la décision d’une humble vierge, Marie, pour sauver ou pas le genre humain ! C’est le mystère de la liberté de chaque être humain. Cette liberté de l’homme est en fait une responsabilité terrible car elle nous permet de choisir Dieu ou au contraire de nous détourner de Lui.

Pourquoi Dieu nous a-t-Il donné cette liberté ? Pourquoi l’a-t-Il donnée à la Sainte Vierge lors de l’Annonciation ? Il aurait pu nous imposer simplement Sa volonté et nous mener au Ciel automatiquement sans que nous ayons le choix.

Poser cette question, c’est oublier une notion essentielle : Dieu est Amour et ayant été créés à son image nous devons, nous aussi, Aimer. Or l’Amour, par essence, nécessite la liberté. Sans elle l’Amour est impossible. Pour Aimer Dieu, nous devons donc être libres de l’Aimer… ou pas.

Sommes-nous prêts, nous aussi, à donner, comme Marie, notre OUI à Dieu en toute liberté ?

d’après Salve Corda (Alliance des 1ers samedis du mois)

Mystère de la Nativité : Naissance miraculeuse de Jésus dans nos cœurs

Dieu a décidé de s’incarner comme un enfant à naître.

Toute méditation commence par une chose très simple : savoir contempler en silence. Alors, tels de nouveaux bergers, regardons la beauté et la paix de ce moment de la Nativité. Laissons-nous saisir par l’intensité de cette scène. Sous la voûte du ciel étoilé, dans la pureté de votre création, de la roche, des plantes et des animaux, en présence de Saint Joseph et de la Sainte Vierge, oh mon doux Jésus, vous êtes sur le point de venir au monde.

Saint Michel Archange

À l’heure de minuit, la Vierge a senti que le moment suprême est arrivé. Son cœur maternel est tout à coup inondé de délices inconnus ; il se fond dans l’extase de l’amour. Soudain, franchissant par sa toute-puissance les barrières du sein maternel le Fils de Dieu, Fils de Marie apparaît sous les yeux de sa mère, vers laquelle il tend ses bras.“ (Dom Guéranger).

Tout comme l’incarnation a été miraculeuse, la naissance de Jésus a été, de même, miraculeuse. La Sainte Vierge n’ayant pas le péché originel – Immaculée Conception – Elle ne connaîtra pas les conséquences de ce péché que sont les douleurs de l’enfantement.

Au moment de la naissance de Jésus, les Bergers entendent le chant des anges : « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté« . La « bonne volonté », c’est une volonté humble, qui se conforme à celle de Dieu et est entièrement soumise à sa loi. C’est l’attitude qui nous est demandée par Dieu.

Lorsque les bergers arrivent près de l’enfant, leurs coeurs déjà préparés le reconnaissent  et Jésus, par sa grâce, prend naissance en eux.

Sommes-nous assez humbles, comme les Bergers, pour que Jésus puisse naître dans notre cœur ?

d’après Salve Corda (Alliance des 1ers samedis du mois)

Mystère de la Crucifixion : Quand notre croix porte du fruit

Notre-Dame de Fatima nous a demandé de dire cette prière après chaque dizaine du chapelet :
« Ô bon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre sainte miséricorde ! »

C’est par la croix que Jésus nous obtient le pardon et la miséricorde.
C’est par la croix qu’Il nous préserve de l’enfer.
C’est par la croix qu’Il nous ouvre le Ciel.
C’est par la croix qu’Il offre le salut à toutes les âmes.

Qu’aucune ingratitude ne ferme nos coeurs devant cet amour ineffable !
Mais qu’en tout temps nous rendions grâce au Christ qui par sa Passion nous associe à sa victoire sur la mort et le péché et à sa glorieuse résurrection !
« Les disciples étaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de souffrir pour le Christ. » nous rapportent les Actes des Apôtres en ce temps pascal…

Quand Jésus nous fait l’honneur et la confiance de nous partager sa croix pour nous permettre de participer avec Lui au salut des âmes, ô Notre-Dame, co-rédemptrice, aidez-nous à l’accepter avec votre courage et votre humilité, afin que nos souffrances portent des fruits d’éternité.

Notre-Dame de Fatima

Sommes-nous prêts à accepter, chaque jour, notre croix, avec l’aide de Marie, afin qu’elle soit féconde ?

Mystère de la Résurrection : Espérance pour notre Vie éternelle

« Je vis le tombeau du Seigneur. Tout était calme et tranquille alentour. Il y avait sept gardes. Il faisait nuit. Le saint corps était enveloppé dans son linceul, entouré de lumière, et reposait entre deux anges en adoration à la tête et aux pieds du Sauveur.

Saint Michel Archange

Je vis ensuite apparaître l’âme de Jésus comme une gloire resplendissante ; une multitude de figures lumineuses, les âmes des patriarches, l’environnaient. Pénétrant à travers le rocher, l’âme de Jésus vint se reposer sur son corps très saint : elle sembla se pencher sur lui et se confondit tout d’un coup avec lui. Je vis alors les membres se remuer dans leurs enveloppes, et le corps vivant et resplendissant du Seigneur uni à son âme et à sa divinité, se dégager du linceul par le côté, comme s’il sortait de la plaie faite par la lance : cette vue me rappela Ève sortant du côté d’Adam. Tout était éblouissant de lumière.

Je vis bientôt Jésus resplendissant s’élever à travers le rocher. La terre trembla ; un ange, semblable à un guerrier, se précipita comme un éclaire du ciel dans le tombeau, mit la pierre à droite et s’assit dessus. La secousse fut telle que les lanternes s’agitèrent violemment et que la flamme jaillit de tous les côtés. A cette vue, les gardes tombèrent comme atteints de paralysie.

Au moment où l’ange entra dans le tombeau et où la terre trembla. je vis le Sauveur ressuscité apparaître à sa Mère. Il était merveilleusement beau et radieux. Son vêtement, semblable à un manteau, flottait derrière lui, et semblait d’un blanc bleuté. Ses blessures étaient larges et resplendissantes. Comme Marie se prosternait à terre pour baiser ses pieds, il la prit par la main, la releva et disparut. L’horizon blanchissait à l’orient au-dessus de Jérusalem. »

Sommes-nous conscients d’être, nous aussi, appelés à une telle Résurrection ?

d’après la vision d’Anne-Catherine Emmerich, béatifiée par saint Jean-Paul II