La plupart des âmes, après la mort, vont au Purgatoire et y souffrent, souvent pendant des années, pour être purifiées et pouvoir ensuite rejoindre le Ciel. Or, nous dit le magistère de l’Église catholique, nous avons un moyen extraordinaire de les aider et de diminuer la durée et l’intensité de leurs peines : le trésor des indulgences !!!
Le jour de la Toussaint, et même jusqu’au 8 novembre, nous pouvons aider ceux qui nous ont quittés en faisant une démarche très simple et extrêmement puissante…
Voici tout d’abord l’histoire de l’abbé Buguet, qui délivra beaucoup d’âmes du purgatoire et obtint leur aide très efficace. Ensuite nous verrons comment nous aussi nous pouvons soulager les âmes de nos défunts…
Histoire de l’abbé Buguet : il prie pour les âmes du purgatoire et obtient leur aide précieuse !
Dans un petit village du diocèse de Séez, au cœur de la campagne normande, naît en 1843 un homme simple au destin extraordinaire : Paul-Joseph Buguet. Dès son jeune âge, il est attiré par Dieu, mais aussi profondément marqué par la souffrance et la mort. Lorsqu’il perd son frère dans un tragique accident, son âme est secouée. La question de l’au-delà, du purgatoire, des âmes délaissées, devient une brûlure spirituelle qu’il portera toute sa vie.
Mission divine
Ordonné prêtre en 1866, il exerce un ministère fidèle, discret, dans plusieurs paroisses. Mais en 1878, sa vie bascule quand il est nommé curé de La Chapelle-Montligeon, un village pauvre et isolé, frappé par l’exode rural. Il y trouve une église délabrée, une population appauvrie qui n’a même pas de travail pour gagner sa vie et des cœurs désertés par l’espérance.
L’abbé Buguet, bouleversé par tant de misère, essaie à plusieurs reprises d’apporter une aide concrète, mais sans succès.
Cependant, loin de se décourager, il voit dans sa présence à Montligeon une mission divine. Il comprend que, pour raviver la foi, il faut redonner du travail aux vivants et de l’espérance aux morts. C’est dans cette intuition que germe son œuvre.
Une inspiration venue d’en-haut
L’abbé Buguet décide alors de célébrer, chaque lundi, une messe pour l’âme la plus délaissée du purgatoire. Il n’en parle à personne et y tient plus que tout… Et voici que, quelque temps plus tard, une dame, belle et mystérieuse, vient le remercier pour cette messe offerte pour les âmes du purgatoire. Mais comment le sait-elle ? Il ne l’a jamais dit ! Quand la dame disparaît, l’abbé Buguet comprend que cette mystérieuse visite est un signe du Ciel.
Il a alors comme une lumière intérieure : il doit créer une œuvre de prière universelle pour les âmes du purgatoire, une œuvre d’expiation, portée par des vivants pour les morts.
Avec l’accord de son évêque, il fonde, en 1884, l’Œuvre expiatoire pour la délivrance des âmes du purgatoire. L’idée est simple et puissante : former une grande famille de prière, unie dans la charité, pour intercéder chaque jour pour les âmes défuntes.
Les âmes délivrées apportent leur aide
Mais l’abbé voit plus loin. Cette œuvre spirituelle doit avoir un lieu saint, un sanctuaire, une maison pour les âmes, un phare pour les vivants. Il rêve d’une basilique dédiée à Notre-Dame Libératrice, la Mère qui veille sur ses enfants dans l’attente du Ciel.
En 1896, la première pierre est posée. Les moyens sont dérisoires, mais la Providence pourvoit. Ouvriers, artisans, paroissiens, donateurs : tous unis pour une œuvre qui les dépasse. Malgré les obstacles, les dettes, les moqueries parfois, l’abbé tient bon.
Et voici que les âmes du purgatoire, reconnaissantes, apportent l’aide tant désirée pour les pauvres villageois : l’Oeuvre connaît un tel essor que l’abbé Buguet fonde une grande imprimerie pour diffuser son message en France, puis partout dans le monde… A partir de ce jour, l’appel à prier pour les âmes du purgatoire fournit du travail à tous ses paroissiens et les sort de la pauvreté !
Un lieu pour l’éternité
En 1911, la première messe est célébrée dans la majestueuse basilique plantée au sommet du village, tournée vers le ciel. La statue de Notre-Dame Libératrice, couronnée, accueille les foules venues des quatre coins du globe.
Montligeon devient un sanctuaire d’espérance, un lieu où l’on pleure, prie, espère, confie ses défunts. Aujourd’hui encore, des milliers de fidèles s’inscrivent à la Fraternité de prière pour les défunts, les messes perpétuelles continuent d’être célébrées, et les murs de Montligeon résonnent de prières ardentes…
Comment pouvons-nous aider les âmes de nos défunts à aller plus vite au Ciel ? (pendant l’octave de la Toussaint)
Nous pouvons soulager les âmes de nos défunts en obtenant pour eux une indulgence plénière.
« L’indulgence plénière est la rémission devant Dieu de la totalité de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée (par le sacrement de la confession). »
→ Cette indulgence est applicable uniquement aux âmes du purgatoire.
→ On peut en obtenir une par jour pendant l’octave de la Toussaint, en faisant pour chaque âme la même démarche (donc nous pouvons aider de 1 à 8 âmes !!!)
Démarche pour obtenir l’indulgence plénière pour une âme du purgatoire
Le jour de la Toussaint -et si nous le souhaitons pendant les jours qui suivent- nous sommes invités à :
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- Visiter un cimetière, en priant pour un défunt.
Par exemple : « Seigneur, donne-lui le repos éternel… »
+ Un Notre Père, un Je vous salue Marie, un gloria. Ou un chapelet. Ou d’autres prières. - Faire une communion eucharistique
Aller à la messe et communier chaque jour où nous voulons gagner une indulgence plénière. - Prier aux intentions du pape : Voici l’intention du mois de novembre 2025 :
« Prions pour que les personnes tentées par le suicide trouvent dans leur communauté le soutien, l’attention et l’amour dont elles ont besoin, et s’ouvrent à la beauté de la vie. » - Se confesser dans les 8 jours avant ou après le jour choisi.
Une seule confession suffit pour plusieurs indulgences.
NB : Il est important d’être en état de grâce et sans attachement au péché (même véniel) Nous pouvons faire un acte de contrition sincère, avec la volonté de rejeter tout péché.
- Visiter un cimetière, en priant pour un défunt.
Le cadeau de la Toussaint
« Le purgatoire n’est pas un lieu d’oubli, mais un lieu d’amour. Les âmes attendent nos prières comme on attend la lumière dans la nuit » disait l’abbé Buguet.
Voici le témoignage de Geneviève qui évoque avec tendresse sa grand-mère :
« Tous les soirs, elle disait son chapelet. Il ne fallait surtout pas la déranger. Moi, j’essaie de l’imiter… ce n’est pas toujours facile, mais j’y arrive. »
Par ces mots, Geneviève témoigne de la simplicité d’un geste de foi qui relie les vivants et les défunts dans la prière.
Alors, pour la Toussaint, offrons à nos chers défunts ce merveilleux cadeau qui les délivrera des souffrances du purgatoire : messes, prière du chapelet, ou encore jeûnes, prières indulgenciées…
Et soyons certains que les âmes ainsi soulagées nous aideront ensuite depuis le Ciel !!!

