Est-il possible qu’une prière toute simple puisse arrêter les guerres ? Voici la réponse qui nous a été donnée dans le village de Pontmain, à l’ouest de la France, en 1871.
La guerre en France
Ce jour-là, le 17 janvier 1871, il fait très froid, la neige a tout recouvert de son épais manteau blanc. Deux frères, Eugène Barbedette qui a 13 ans, et Joseph qui en a 11, aident leur père à travailler dans la grange. C’est le soir, la nuit est déjà tombée. Les garçons, en travaillant, pensent à leur grand frère Auguste qui a été appelé pour partir à la guerre et dont on n’a aucune nouvelle…
Car, malheureusement, la guerre fait rage en France. Les Prussiens (c’est l’ancien nom des Allemands) ont envahi une grande partie de notre pays et ils ne sont plus qu’à 50km de Pontmain. Tous les villageois sont très inquiets et, encouragés par Monsieur le Curé, ils prient beaucoup. Eugène et Joseph sont enfants de chœur et chaque matin, à 7h, ils servent la messe et disent leur chapelet pour leur grand frère.
Ce soir, en travaillant dans la grange à la lueur d’une bougie, leur coeur est tout triste à cause de la guerre. Mais voilà qu’une voisine vient leur apporter de bonnes nouvelles des soldats. Ah quel soulagement ! Eugène, tout réconforté, sort pour admirer la neige et le ciel rempli d’étoiles.
Une belle dame dans le ciel étoilé
Mais au-dessus de la maison des voisins, juste en face de lui, il aperçoit 3 grosses étoiles disposées en triangle, qui n’avaient jamais été là… et au milieu des 3 étoiles, apparaît une dame, très belle, qui le regarde lui, Eugène, en souriant. Elle a une longue robe bleu foncé parsemée d’étoiles d’or, et sur sa tête un voile noir surmonté d’une couronne. Elle est d’une beauté si pure ! Eugène est tout bouleversé…
Quand la voisine ressort de la grange, il lui demande :
– « Voyez-vous quelque chose, là dans le ciel ? »
– « Non, je ne vois rien », dit la voisine.
Alors le papa, intrigué par la question de son fils, sort et regarde le ciel. Mais lui non plus ne voit rien. Joseph, par contre, le plus jeune, arrive et il s’exclame : « Oh, que c’est beau ! »
Leur père est surpris. Il demande à ses fils de rentrer dans la grange pour finir leur travail. Il connaît bien ses garçons, il sait qu’ils ne peuvent pas mentir… Quand la maman arrive à son tour, elle ne voit rien non plus, alors elle va chercher Sœur Vitaline, la maîtresse de l’école.
Seuls les enfants voient
Sœur Vitaline ne voit rien mais, par contre, elle a une bonne idée. Elle dit : « Les enfants voient, les grandes personnes ne voient pas… Attendez, je reviens tout de suite. » Et elle va chercher deux petites filles pensionnaires à l’école. Quand Françoise et Jeanne-Marie arrivent devant la maison, elles s’écrient : « Oh, la belle dame ! Elle a une robe bleue pleine d’étoiles et une couronne en or ! Vous voyez bien, ma Sœur, ces 3 étoiles… la dame est juste au milieu ! »
Les habitants du village sont étonnés par toute cette agitation dehors. Alors, ils sortent de chez eux et viennent voir… Une grand-mère arrive avec son petit-fils : lui, il voit, elle ne voit pas. Une maman les rejoint avec son bébé dans les bras, et tout de suite le bébé agite ses petites mains, il sourit et ouvre de grands yeux émerveillés en disant : « Le Zézu ! Le Zézu ! »
Bientôt, tous les habitants de Pontmain sont là. M. le Curé Guérin, qui aime tant la Sainte Vierge, est bien sûr venu lui aussi. Il ne voit rien mais il dit : « Allons, prions notre chapelet. » Et tout le monde se met à genoux dans la neige. Au fur et à mesure de la prière, la dame grandit, grandit, en souriant toujours. Sa robe se remplit sans cesse de nouvelles étoiles et devient presque toute dorée. Elle est de plus en plus belle. Et une petite croix rouge apparaît à l’endroit du coeur.
Un message en lettres d’or
À la fin du chapelet, tous chantent le Magnificat, et aussitôt les enfants s’exclament, tous ensemble : « Il se passe quelque chose ! » En effet, une longue banderole blanche se déploie aux pieds de la dame. Et, surprise, des lettres d’or apparaissent une par une : d’abord un M, puis A, I,S. Le mot MAIS brille dans le ciel, puis d’autres mots apparaissent. Et voici la phrase que les enfants peuvent lire :
« Mais priez mes enfants ».
En entendant cela, M. le Curé dit tout de suite : « Il faut chanter les litanies de la Sainte Vierge ! » Tout le monde chante, et d’autres lettres apparaissent une à une. À la fin du chant à Marie, les enfants peuvent lire :
« Dieu vous exaucera en peu de temps. »
Vous souvenez-vous la raison pour laquelle tous les habitants de Pontmain priaient , ces derniers temps, réunis à l’église autour de M. le Curé ? Ils priaient pour que la guerre s’arrête ! Alors, vous pensez, quand les enfants ont lu la phrase « Dieu vous exaucera en peu de temps », tous ont ressenti une immense joie, car cela veut dire que la guerre va finir ! Les habitants du village pleurent de joie et s’embrassent. Oh, comme Dieu est bon de répondre à leur fidèle prière !
Ils commencent avec ferveur un nouveau chant. Et de nouvelles lettres d’or apparaissent dans le ciel ! M, O, N, mon, et les enfants lisent ce qui suit : Mon Fils… Ah, c’est donc bien la Vierge Marie qui est là et qui parle de son Fils Jésus ! Puis les enfants lisent toute la phrase :
« Mon Fils se laisse toucher »
Ces mots sont soulignés d’un trait d’or…
Une prière fervente
Remplis de bonheur, les villageois entonnent un autre cantique à Marie « Mère de l’Espérance, priez, priez pour nous ». Et en les voyant tous, petits et grands, chanter avec amour, la Sainte Vierge, dans le ciel étoilé, leur sourit, et même elle rit. Les enfants qui la voient si heureuse sont radieux. Puis les phrases disparaissent, comme effacées par la nuit.
M. le Curé les invite maintenant à prier pour demander pardon à Jésus. Et bientôt les enfants s’écrient : « Voici encore quelque chose qui apparaît ! » Entre les mains de la Dame, ils voient apparaître une grande croix rouge, portant Jésus crucifié, avec l’inscription : Jésus-Christ. Oh comme la Sainte Vierge est triste maintenant ! Elle ne regarde plus que la croix et son chagrin semble immense. Elle prie avec eux, pour demander pardon pour les pauvres pécheurs…
Maintenant, M. le Curé fait chanter le très beau chant « Salut, Etoile de la mer, Sainte Mère de Dieu ». Alors, le crucifix rouge disparaît et le visage de Marie s’éclaire à nouveau. Elle regarde ses enfants avec une douceur infinie et son sourire les réjouit au plus profond de leur coeur.
Alors, doucement, un voile blanc apparaît à ses pieds et monte lentement, la cachant peu à peu à leurs regards. Sa robe disparaît dans la nuit, il ne reste plus que son visage, puis seulement sa couronne, et puis plus rien…
M. le Curé demande : « Voyez-vous encore quelque chose ? » Et tous ensemble, les enfants répondent : « Non, tout a disparu, c’est tout fini. »
Il est 9 heures du soir ; la Sainte Vierge est restée presque 3h à Pontmain, au-dessus d’une maison, en cette nuit enneigée du 17 janvier 1871. Chacun rentre chez soi, très ému et rempli de confiance grâce au merveilleux message apporté par la Vierge Marie, Mère de l’Espérance.
L’impressionnante réponse du Ciel
Le lendemain, surprise incroyable : on apprend que le général de l’armée prussienne qui allait envahir la région a reçu l’ordre de faire demi-tour ! Oui, il a reçu cet ordre précisément pendant cette nuit où les enfants priaient avec la Sainte Vierge ! Alors, l’armée arrête son attaque et repart en arrière, et 10 jours plus tard, c’est la fin de la guerre, qui durait depuis 6 mois. Tous les jeunes soldats de Pontmain reviennent sains et saufs, Eugène et Joseph sont si heureux de retrouver leur grand frère !
Une magnifique église a été construite dans le village qui attire des foules en pèlerinage. On ne compte plus les miracles, les guérisons, les conversions qui ont lieu ici…
On vient prier Marie, la Mère de l’Espérance ! Elle qui peut obtenir de son Fils la fin de la guerre ! Surtout quand ce sont des enfants qui prient !!!
En ce mois de mai,
consacré à Marie,
faisons prier les enfants
dans nos familles, dans les écoles catholiques, dans les groupes de caté, les patronages…
La prière des enfants
peut réellement arrêter la guerre !
La prière « des enfants, des tout-petits : rempart que tu opposes à l’adversaire, où l’ennemi se brise en sa révolte. »
(Psaume 8)
Merci de vous engager pour la paix dans le monde en faisant prier les enfants !
D’après le livre de Francine Bay, « Les plus célèbres apparitions de la Sainte Vierge«

